les tartines de sidonie (à paris et ailleurs)

Les petites et jolies choses du quotidien…

mardi 16 juin 2009

avoir vécu au temps des dinosaures…

Les cagoules, les téléphones pas portables, les machines à écrire, michel sardou et claude françois, les cassettes audio...qui a grandi dans les années 1970???

Page_5

Page_4Page_3

Page_2Page_1

*Mes années 1970, de Claudine Desmarteau (ed. Panama)
(offert par yann que je ne connaissais pas encore dans les années 1970…)

Posté par pivoinerose à 21:50 - lectures... - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 24 mai 2009

lectures d'avril #2

IMG_0754














Plus d'un mois s'est écoulé depuis que j'ai lu la dernière ligne de D'autres vies que la mienne. Et je n'ai pas plus de facilité aujourd'hui à parler de ce livre. J'écris "ce livre" et non "ce roman" car les histoires, les personnages, même s'ils sont passés entre les mains d'un écrivain, existent ou on existé.

"À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux évènements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire?
C'est une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère).
Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai."

Je crois que c'est l'un des plus beaux livres que j'ai lus. Sa lecture est pénible, éprouvante car on accepte de faire face, avec l'auteur, à nos angoisses les plus terribles.Mais c'est aussi un très beau livre sur l'amour (filial, maternel, fraternel), le couple, l'amitié. J'aime beaucoup ce qu'écrit Raphaëlle Rérolle (Le Monde, 21 mars 2009) :
"Cette expression, "arracher au vide", est peut être ce qui définit le mieux l'entreprise d'Emmanuel Carrère. En approchant de très près "d'autres vies" que la sienne, l'écrivain les "sauve"- et la sienne avec".
Et elle a raison de préciser que c'est un livre qui ne laisse pas de répit :  "un ouvrage qu'on ne peut lâcher avant le dernier mot, quelle que soit l'heure"

D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère (P.O.L), 19,50 euros.

Posté par pivoinerose à 22:23 - lectures... - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 13 avril 2009

lectures de mars & avril #1

IMG_0376

Olivier Adam a co-écrit le scénario de Welcome, avec Philippe Lioret. C'est en parlant au réalisateur du roman qu'il était en train d'écrire, À l'abri de rien, que le réalisateur a décidé de travailler avec l'écrivain sur les clandestins de Calais. Ils ont imaginé ensemble l'histoire de ce maître nageur en instance de divorce qui décide d'aider un jeune kurde à gagner l'Angleterre à la nage. Dans le roman d'Olivier Adam, tout est plus sombre, plus dur, plus réaliste que dans le film. L'héroïne est une femme, mariée et mère de deux enfants en profonde dépression. Elle aime ses enfants, d'un amour inconditionnel, mais sa souffrance est telle qu'elle devient incapable de s'en occuper, s'éloigne d'eux… C'est à ce moment de sa vie, par hasard, qu'elle rencontre une femme dévouée aux clandestins et qu'elle la rejoint. Elle leur consacre ses journées, ses nuits, le peu d'argent qu'elle possède. Elle les aide sans pouvoir s'arrêter, pour oublier, en prenant des risques insensés.
La description du quotidien de ces immigrés clandestins est terrible, révoltante. Certaines scènes sont à la limite du supportable. Paralllèlement, le portrait de cette femme qui sombre dans la folie, est tout autant bouleversant.

Les nouvelles de Passer l'hiver ne sont guère plus gaies, mais si fortes. Il y est question de vies tristes, sans espoir, de misère sociale, de douleurs enfouies, de solitude, d'enfance.

Des vents contraires
, son tout dernier roman, raconte la vie d'un homme, Paul, dont la femme adorée, Sarah, a disparu du jour au lendemain. Il ne sait pas si elle est partie, morte… Il déménage, s'installe dans une maison au bord de la mer avec leurs deux enfants, Clément et Manon. Il est écrivain, mais ne parvient plus à écrire. Il aime passionnément ses enfants, tente de les protéger, de les préserver. Tous les trois sont dans le manque de Sarah. C'est dans l'évocation de cet amour qui unit le père et ses enfants qu'Olivier Adam est épatant. L'amour filial est le point commun de tous ses romans (et de la très belle nouvelle publiée à Noël dans Télérama). Revient à chaque fois une scène où un parent observe ses enfants endormis et en est bouleversé d'émotion. Il semble obsédé par la période de l'enfance et douloureusement conscient de sa fugacité. Il y a toujours beaucoup de mélancolie dans ses livres, mais pas que. De l'espoir aussi. Paul renoue des liens avec son frère, aide une jeune fille en rupture avec sa famille, une vieille dame douce en fin de vie, un homme qui perdu sa femme et son boulot… Il y a beaucoup d'amour et d'humanité mais c'est une société et une vie dure, injuste, âpre qu'il nous décrit.

Posté par pivoinerose à 14:32 - lectures... - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 1 janvier 2009

un bon roman, du chocolat et du the...bonne annee!

IMG_8443

Avec un peu de chance, la carte de voeux familiale sera prete a la fin du mois, comme chaque annee. Alors en attendant, je commence cette annee avec un conseil litteraire. Pendant que noah et marius visitent la maison d'Anne Frank, que tristouille roupille, j'ai fini de lire La physique des catastrophes, en mangeant la moitie de la tablette de chocolat au lait et noisettes Cote d'Or. Un livre genlal, incroyable, passionnant. Le premier roman d'une Americaine de 27 ans.

*L'histoire : La narratrice a 16 ans, se prenomme Bleue, et depuis la mort de sa mere dans un accident de voiture, vit avec son pere, un universitaire brillant, spirituel et tres atypique. Ils entretiennent une relation fusionnelle, exclusive, faite de tendresse, de respect et d'admiration mutuelle. Ils partagent une passion pour la litterature, l'histoire et la politique. Ils menent une vie de nomade, ne passant jamais plus de trois mois dans la meme ville. Sauf pour cette nouvelle annee ou le pere decide de poser leurs bagages a Stockton le temps d'une annee scolaire. Une annee qui va changer la vie de Bleue. Elle va integrer un etrange groupe d'etudiants, baptise Sang Bleu, qui entretient des liens etroits avec la tres belle et mysterieuse Hannah Schneider, une enseignante en cinema.

*Les trois premieres phrases :
"Papa disait toujours qu'il faut une sublime excuse pour ecrire l'histoire de sa vie avec l'espoir d'etre lu.
'A moins que ton nom ne soit comparable a ceux de Mozart, Matisse, Churchill, Che Guevara ou Bond -James Bond-, il vaut mieux que tu consacres ton temps libre a peindre avec tes doigts ou a pratiquer le palet, car personne, mis a part ta pauvre mere aux bras flasques et aux cheveux reches qui te couve d'un regard tendre comme du veau, ne voudra ecouter le recit de ta pitoyable existence, laquelle s'achevera sans doute comme elle a commence-dans un rale.'
Avec des criteres aussi stricts, j'etais persuadee que je ne trouverais de toutes facons pas ma sublime excuse avant d'avoir au moins soixante-dix ans, lorsque je serais pleine de tavelures et de rhumatismes, mais dotee d'un esprit aussi tranchant qu'un couteau de boucher, d'un mas provencal a Avignon (ou je pourrai me delecter de 365 fromages differents), d'un amant de vingt ans plus jeune qui travaillerait aux champs (des champs de quoi, je l'ignore, sans doute une plante doree et vaporeuse) et, peut-etre, d'un petit succes a mon actif en sciences ou philosophie.

*ce que j'ai aime :
Lire un livre qui ne ressemble, de pres ou de loin, a aucun autre. Un style incroyable qui repose -en partie- sur l'art de la comparaison. Des comparaisons completement farfelues et droles, qui pleuvent a chaque page. Ce systematisme, apres 610 pages, pourrait agacer, mais non, on s'en delecte jusqu'a la derniere page. De meme, les centaines de references litteraires (titre le l'ouvrage, nom de l'auteur, numero de la page d'ou est extraite a citation)  qui pourraient etre pompeuses et tres ennuyeuses passent comme une lettre a la poste. Ajoutons a cela une heroine intriguante, intelligente, attachante. Un suicide qui ressemble a un meurtre. Des histoires d'amour-souvent a sens unique- et d'amitie. Des trahisons.
Il faut un peu s'accrocher au debut et avoir du temps devant soi mais ensuite, quel regal. Un brillant exercice de style au service de personnages incroyables et d'un suspens ultra efficace.

La physique des catastrophes, de Marisha Pessl (ed. Gallimard), sortie en Folio prevue le 15 janvier.

Posté par pivoinerose à 14:03 - lectures... - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 31 août 2008

rouge c'est noir

IMG_7524
*en quelques mots
. À Shanghaï, dans les années 1990, l'inspecteur Chen, recemment promu, et son adjoint Yu, enquêtent sur le meurtre d'une jeune femme. La victime, Guan, était une communiste militante "modèle de la nation".
*les trois premières phrases. Le corps fut découvert à 16h40 le 11 mai 1990 dans le canal Baili, un endroit peu fréquenté à trente kilomètres environ à l'ouest de Shanghai.
Debout à côté du corps, Gao Ziling, capitaine de L'Avant-garde, cracha trois fois avec vigueur sur le sol humide-geste machinal destiné à conjurer les mauvais esprits de la journée commencée par les retrouvailles longuement attendues de deux amis séparés depuis plus de vingt ans.
C'est par hasard que L'Avant-garde, une vedette de la sécurité fluviale de Shanghai, s'était aventurée autour de 13 heures 30 jusqu'au canal Baili.
*et alors? un roman qui m'a enthousiasmée. L'enquête policière est passionnante mais surtout, sans lourdeur ni didactisme, l'auteur nous plonge dans une Chine tiraillée entre communisme et ouverture à l'économie de marché. On découvre le quotidien des Chinois dont la vie, pendant des années, a été totalement dirigée par leur gouvernement : choix du lieu de vie, du travail, familles séparées… Un dévouement total et absolu au Parti était exigé et la vie personnelle sacrifiée. Mais encore une fois, il ne s'agit pas d'une leçon d'histoire. Tout est distillé de manière subtile, à travers des portraits humains émouvants. À lire, à lire!!

Qiu Xiaolong
Mort d'une héroïne rouge (Points-policier)

Posté par pivoinerose à 20:30 - lectures... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 31 juillet 2008

lectures de ponton

noah_157[desolee pour ces lignes sans accents, ni graves ni aigus, c'est la faute aux claviers finlandais...]
*en quelques mots. Un jeune homme, fils de paysans pauvres, revient chez ses parents dont il a ete separe des annees plus tôt lorsqu'un couple riche a propose de l'adopter. Renie, chasse a cause d'un acte que je ne vous revelerai pas, il est accepte par ses vrais parents mais rejete par le village. Village qui accueille la jeune et belle epouse du pasteur, douce jeune femme qui ignore que son mariage va se transformer en cauchemar.
*les trois premieres phrases ."Il y a quelques annes de cela, un couple- mari et femme tres differents l'un de l'autre- habitait sur Grimön, une des îles de l'archipel de la côte ouest.
L'homme, plus âge de quinze ans que son epouse, avait toujours ete lent et laid, et il ne s'etait pas ameliore sur ses vieux jours. La femme, par contre, s'etait toujours montree gracieuse et aimable, et son joli petit visage s'etait si bien conserve qu'elle etait presque aussi avenante a cinquante ans qu'a vingt.
"
*pourquoi lui. parce que conseille et prête par nathalie-mme Môme Poison.
*et alors? Un tres beau roman servi par une belle ecriture. Par son univers, son aspect etrange, ce roman suedois s'apparente a un conte.Un conte, envoûtant et un peu inquietant, qui nous plonge dans la suede rurale du debut du XXe siecle. Une Suede ou le climat est rude, la vie difficile, le poids de la religion ecrasant.

noah_160

*en quelques mots. La lettre d'une femme a l'homme qui l'a quittee quelques mois plus tôt.
*les trois premieres phrases. "Clement, J'ai decide de t'ecrire, plutôt que rien. Plutôt que de rester la, comme ca, dans le silence. Que je te dise : je me suis honnêtement, serieusement essayee au silence, je l'ai endosse comme on se glisse dans un vêtement, je m'y suis livree comme on accepte une astreinte."
*pourquoi lui. J'ai adore le titre. Et puis, j'ai decouvert Philippe Besson, au printemps, avec L'homme accidentel prête par Nathalie, dame Môme Poison. J'avais adore ce roman, l'histoire d'une passion folle et improbable entre deux hommes, un policier marie et un jeune acteur celebre.
*et alors? Ce roman m'a beaucoup moins secouee que L'homme accidentel, mais j'ai aime retrouver l'ecriture de Philippe Besson, sa sensibilite, la finesse et la subtilite de ses analyses psychologiques. Comme la narratrice le reconnait d'emblee, elle s'ecrit davantage a elle même qu'elle ne s'adresse a son ancien amant. Elle evolue au fil des pages et c'est finalement le roman du deuil d'une histoire d'amour et d'une reconstruction.

noah_159

*En quelques mots. Un garcon de 15 ans a assassine des eleves de son lycee, une enseignante et un serveur. Un massacre premedite et froidement accompli. Quelques mois apres le drame, alors que Kevin est en prison, sa mere ecrit une lettre a son mari. Elle revient sur leur rencontre, leur vie de couple, la naissance de leur fils et les annees qui se sont ecoulees jusqu'a ce "Jeudi".
*Les trois premieres phrases. "Cher Franklin, Je ne sais trop pour quelle raison un incident mineur survenu cet apres-midi m'a poussee a t'ecrire. Mais depuis que nous sommes separes, ce qui me manque le plus est peut-être de pouvoir rentrer a la maison te livrer les curiosites narratives de ma journee, comme un chat deposerait des souris a tes pieds: menus et humbles tributs que s'offrent les couples apres avoir chasse chacun dans son jardin. Si tu etais encore installe dans ma cuisine, en train de tartiner genereusement du beurre de cacahuete sur une tranche de pain Branola alors qu'il est presque l'heure de dîner, je n'aurais pas plus tôt depose les sacs des courses, dont l'un laisse couler une espece de liquide visqueux, que cette petite histoire sortirait, avant même la remarque grondeuse pour te dire qu'il y a des pâtes au menu ce soir, alors si tu pouvais eviter de manger ce sandwich en entier..."
*Pourquoi lui. J'avais lu de tres, tres bonnes critiques au moment de sa sortie. Je m'en suis souvenue lorsque j'ai vu qu'il venait d'être edite en poche.
*Et alors?  Je suis encore sous le choc de cette lecture, trois jours apres avoir tourne la derniere page. J'y pense et j'y repense plusieurs fois par jour. Je suis obsedee par ces personnages, cette famille, qui ne me lachent plus. Le fait divers (le massacre) est au centre du roman, mais bizarrement, la n'est pas le propos. Ce drame est l'aboutissement d'une histoire familiale qui est l'objet du livre. Il s'agit de la vie d'une femme, de sa passion pour son metier, de son amour intense pour son mari, de son rapport a la maternite et a son fils qu'elle n'a pas desire mais s'efforce d'aimer. C'est un livre troublant et fascinant qui questionne sur l'inne et l'acquis : peut-on donner naissance a un enfant mechant, malfaisant par nature? Ou  est-il le "resultat" d'un manque d'amour maternel ? Peut-on rattraper les choses ? Quel role joue le pere ?
Je vous conseille plus que vivement la lecture de ce roman passionnant, bouleversant et brillant dont les dernieres pages vous laisseront K.O. Hâte d'avoir votre avis...

bonnes lectures.

Posté par pivoinerose à 21:56 - lectures... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 8 mars 2008

amoureuse

un petit cadeau reçu cette semaine, non pas de mon amoureux, mais d'une amie qui a trouvé que ce petit livre lui avait fait penser à moi…(????)
Page_1
**Lorsque je suis amoureuse, Eleonore Zuber (Éditions Cambourrakis)

Posté par pivoinerose à 13:44 - lectures... - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 3 février 2008

lectures de janvier

IMG_0583

IMG_0584






Vu de l'exterieur, de Katherine Pancol.
prêté par Valérie. D'après elle, c'est de loin le meilleur roman de Katherine Pancol. C'est le premier que je lisais d'elle. L'histoire d'une jeune femme, mal aimée par sa mère, trop aimée par son cousin, qui se réfugie dans le mariage pour tenter d'être "normale", "comme tout le monde". Mais très vite elle étouffe auprès d'un mari qu'elle n'aime pas et qui ne la voit pas… Un roman fort, riche et souvent dérangeant. L'analyse psychologique est fouillée, subtile, intelligente. C'est la voix de l'héroïne qui conduit le récit mais l'auteur donne également la parole aux autres protagonistes (la mère, le mari, l'amant…) qui ont tous "leur" chapitre. Cette multiplication des points de vue évite le manichéisme et nous rappelle que chacun se débat avec son histoire et ses manques…un beau portrait de femme. vraiment un chouette roman.

Un homme, de Philip Roth.
"Autour de la tombe, dans le cimetière délabré, il y avait d'anciens collègues de l'agence de publicité new-yorkaise, qui rappelèrent son énergie et dire à sa fille, Nancy, tout le plaisir qu'ils avaient eu à travailler avec lui."
Une première phrase qui donne le ton d'un roman où il est question de mort, de vieillesse, de maladie, du temps qui passe (très vite). Pas de suspens quant à l'issue puisque l'auteur enterre son héros dès le premier chapitre. Puis il revient sur son enfance, sa vie professionnelle et amoureuse, les rapports qu'il entretenait avec ses parents, son frère, ses épouses, ses enfants. Un très beau roman même s'il n'a pas l'envergure de "La tâche" ou de "La pastorale américaine" (mon préféré avec "Quand elle était gentille"). Pas très gai, il faut le préciser.

La Route, de Cormac McCarthy
"Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté."
Alors, là, le choc. Une expérience littéraire dont on ne sort pas indemne. La trame tient en quelques mots : un homme et son petit garçon, sur la route, tentent de gagner "le sud" alors que la planète a été dévastée. Ils font partie des rares survivants. Ils sont affamés, apeurés, faibles, transis de froid. On ne sait rien d'eux, pas même leur nom. On ne sait rien non plus des causes de cette apocalypse. Il y a juste ce père et son fils, qui se débattent pour rester en vie et pour ne pas perdre leur humanité. C'est magnifiquement écrit, c'est d'une force et d'une tristesse inouïe. Passionnant et éprouvant.

Posté par pivoinerose à 08:41 - lectures... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 12 décembre 2007

une histoire chaque soir…

…comme les enfants!voilà mon programme pour les jours à venir. Et quelles histoires...: celles de marion, mises en image par son talentueux mari. On dirait que c'est déjà noël. Merci...
IMG_6721

Posté par pivoinerose à 12:18 - lectures... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 9 novembre 2007

accro...

...aux hommes qui n'aimaient pas les femmes. IMG_6314
Il y a quelques mois, mes parents ont offert à mon -compagnon? chéri? amoureux? père de mes enfants?- bref, à Yann, les deux premiers tomes de cette trilogie signée Stieg Larsson, un journaliste suédois. Mes parents avaient adoré, Yann aussi. Mon tour était venu de me plonger, moi aussi, dans cette œuvre pendant les vacances de la Toussaint. Depuis, je ne mange plus (sauf du chocolat), je ne dors plus (la faute à tristan qui a faim toutes les deux heures la nuit...), et je délaisse mon ménage (incroyable!) et même mes enfants pour ce polar génialissime. En deux mots, : Mikael Blomkvist est un journaliste d'investigation économique qui vient de perdre un procès contre un homme d'affaires qu'il a publiquement accusé de magouilles financières. Un vieil homme, ancien gros indutriel, le contacte et lui propose un étrange travail : venir vivre un an dans sa propriété, sur une île suédoise, pour enquêter sur la mort de sa nièce, une jeune fille assassinée à l'âge de 16 ans, quarante plus tôt... Ajoutons à cela la jeune Lisbeth Salander, étrange jeune femme enquêtrice de génie, dont le chemin va croiser celui de Mikael.
Inutile d'en dire plus : lisez-le!
ps : le troisième tome est sorti en septembre. la trilogie est achevée et l'écrivain mort d'une crise cardiaque juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de sa trilogie.
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes-Millénium 1- Stieg Larsson (Actes Sud)

Posté par pivoinerose à 09:48 - lectures... - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »